Décryptage du Français face à son épargne

02/11/2023

Dans le premier quartile de l'année 2023, les Français ont fait culminer un taux d'épargne établi à 16,8%. Cette proportion, remarquablement élevée, propulse la France dans le panthéon des taux d'épargne les plus substantiels à l'échelle globale. Ce phénomène mérite une analyse pointilleuse, envisageant les implications macroéconomiques et la psyché collective orientée vers la prudence fiscale.

Par Bertrand Dubourg, journaliste économique

Un brève analyse du patrimoine financier Français

Un examen plus approfondi révèle un patrimoine financier colossal estimé à 5 947 milliards d'euros, un chiffre qui, lorsqu'on le juxtapose au PIB national de 2 958 milliards d'euros, offre un contraste frappant avec l'endettement national excédant les 3 000 milliards d'euros. 

Ces données révèlent une dichotomie intéressante entre la richesse privée et les obligations financières publiques, suggérant une gestion prudente des actifs personnels face à une dette souveraine élevée.

Dissection des préférences d'Épargne

Il apparaît que 62% des avoirs financiers des Français sont alloués à des produits de taux, y compris les dépôts à vue et l'épargne réglementée, avec une prédilection marquée pour l'assurance-vie en euros. 

Ce penchant pour les instruments financiers sécurisés indique une aversion au risque considérable qui imprègne la culture épargnante du pays.

Épargne réglementée et sa ponderation

Un volume substantiel de 902 milliards d'euros est détecté dans l'épargne réglementée, incorporant des dispositifs tels que le Livret A, le LDDS, le PEL, entre autres. Cette somme représente approximativement 15% du patrimoine financier national, démontrant une fois de plus la propension à l'économie sécurisée et institutionnalisée.

Profil des dispositifs d'épargne populaires

La popularité des mécanismes d'épargne est manifeste dans le nombre de Livret A ouverts, qui s'élève à 56 millions. Suivent le LDDS avec 24,8 millions, le PEL avec 11,3 millions, et le LEP avec 8,3 millions. Ces statistiques attestent de la prédilection française pour les véhicules d'investissement moins volatils et plus stables.

Prudence des épargnants et évolution de l'éducation financière

La psyché de l'épargnant français est caractérisée par une propension à la précaution, avec une inclination vers des supports d'investissement présentant peu de risques. Néanmoins, l'on observe une avancée significative dans l'éducation financière au sein de l'Hexagone, suggérant une possible évolution des mentalités vers des stratégies d'épargne et d'investissement plus diversifiées et peut-être, à terme, plus audacieuses.